mardi 26 août 2008

"Ne pleurez pas, c'est juste une répétition"



Je viens de voir ce film, "In the mood for love" , de Wong Kar-Wai, César du meilleur film étranger en 2001 (et ceci n'est que pure légitimité) et je me dois d'en parler dans la seconde qui le précède pour ne pas en perdre mon souffle.C'est la première fois que je regarde le générique sans pouvoir m'en détacher pour ne pas avoir à quitter définitivement le film, son ambiance, son souffle, à lui. Film pleins de regrets, si aisément transposable, et pourtant je ne le souhaite pas. j'en garde un goût amer dans la bouche. Celui qui nous annonce en lettre pointilleuses et criardes "pourquoi? c'était si simple (?) " Non, on s'en doutait, et c'est cela qui frappe dur et fort : ça fait mal, mais c'est ce qui rend le film beau (entre autres!). Non, il n'est pas de ceux dont les personnages s'en iront, sur le quai du train, main dans la mais, les larmes encore fraîches sur les pommettes. ici les larmes ne sèchent pas, où du moins, seules dans leur coin. je ne peux pas vous dire grand chose sur les acteurs, pourtant magistraux! Elle, transcendant l'espace, captant le moindre plan ; Lui, émerveillemant doucement de son charme incroyable! car regardez-les, plutôt que de me lire (finissez quand même!)Ils sont beaux, l'un sans l'autre (regardez-le, lui!), mais tellement moins qu'ensemble. Ils sont respectueux, attachants, attachés. Prudes. mais le plus magnifique (je pèse avec un vif plaisir mes mots, rien n'est de trop, et celui-ci très loin d'être l'esquisse pitoyable d'une quelconque exagération.) L'esthétique est ahurissante. Le trottoir est beau, la lampe est un tableau sous la pluie. La musique, leitmotiv magique sur ralentit rythmique (que de poésie. Ou peut-être une touche de vague à l'âme) devient familière au spectateur qui reste là, couac, dans l'attente d'un frôlement, d'un regard, d'une possible course effrénée pour ce ticket pour Singapour. Qui finalement n'existe pas. Car voila, nous nous sommes pris au jeu, au jeu de l'amour, mais du plus complexe, celui que l'on n'ose jamais dire. j'ai une phrase qui viendrait à point, mais elle se terre, maligne... Alors quand sonne le glas fatidique, le mot fin que j'ai tant et tant redouté (Non, cette fin aussi était une répétition, vous avez oublié de tourner l'autre, la vraie, la heureuse!) Là aussi, on reste couac.

"Ne pleurez pas, c'est juste une répétition"



" -Sais-tu comment les gens gardaient leurs secrets auparavant? - Eh bien non! -Ils allaient sur une montagne, ils creusaient un trou dans un arbre... et lui racontait leur secret. Puis, il rajoutait de la terre, pour protéger le secret"








1 commentaire:

Anonyme a dit…

Eh c'est le film que tu me parlais l'autre jour^^ Et d'après ce que je lis et de ce que tu m'as dit il à l'air vraiment bien!! Il est doué ce Wong Kar-Way pour faire de bon film. Et j'ai adoré celui qu'on a regardé hier. J'espère que My Blueberry Night sera à la hauteur de nos attentes =)
bisous
je t'adore